dimanche 30 août 2026

À propos : Petit de récit de vie

Ateliers contes & jeux d’écritures

Et si écrire devenait un jeu, une aventure accessible à tous ?

Dépoussiérer l’écriture, éveiller la créativité et rassembler les générations autour du fil du récit.

Depuis 2006, j’ouvre des parenthèses enchantées où les mots prennent vie. Loin de la page blanche ou du jugement, mes ateliers en écoles, bibliothèques et lieux de vie sont des espaces de bienveillance.

On y écoute le murmure des histoires, on y réveille l’imaginaire, et l’on repart avec la fierté d’avoir créé son propre univers.

En pratique :

·        Publics : Enfants (dès la 1ère année primaire), adolescents, adultes et séniors.

·        Formats : Animations ponctuelles, cycles de création ou projets pédagogique sur mesure.

·        Au cœur de l’atelier : Confiance en soi, plaisir des mots, écoute et bienveillance. 

Éveil aux contes, comptines et jeux de doigts (0 à 6 ans)

Avant même les mots, il y a la voix, le rythme et le regard.

Depuis 2007, j’ouvre des bulles de douceur et de complicité où les histoires se touchent, se chantent et s’écoutent avec le corps.

Loin du bruit et de la précipitation, mes animations proposent une parenthèse sensorielle sur mesure : les comptines se nichent aux creux des mains, les jeux de doigts éveillent les sens et les contes tissent un lien précieux entre l’adulte et l’enfant. Un voyage poétique pour apprivoiser le langage dans la joie et la sérénité.

En pratique :

·        Publics :Tout-petits (0 – 2 ans et demi) accompagnés de leurs parents, et enfants des écoles maternelles.

·        Lieux d’intervention : Consultations de ONE, lieux d’accueil de la petite enfance, écoles maternelles autonomes et ateliers du Plan de Cohésion Sociale.

·        L’expérience : Éveil au langage, complicité parent-enfant, motricité fine et plaisir partagé.

Transmission et initiation à l’art du conte

Conter, c’est osé prendre la parole, captiver un auditoire et transmettre une émotion.

Depuis plus de quinze ans, j’accompagne les adolescents, les élèves et les futurs professionnels du secteur éducatif (nursing, puériculture, Papis et Mamis conteurs).

À travers des ateliers d’initiation sur mesure, je leur donne les clés concrètes pour apprivoiser l’art du récit, maîtriser le rythme des comptines et des jeux de doigts, et apprivoiser la scène avec assurance. Une aventure collective où l’on gagne en confiance, en aisance orale et en créativité.

En pratique :

·        Publics : Adolescents, classes du secondaire et futurs professionnels de l’enfance et du secteur socio-éducatif.

·        Projets : Cycles de formation en écoles, ateliers pour centres culturels(module type « Cercle Conteur) et partenariats institutionnels.

·        Compétences transmises : Prise de parole en public, posture du conteur, répertoire de comptines et jeux de doigts, transmission d’histoires au quotidien.

Mes spectacles & moments contés

Entrer dans un conte, c’est pousser la porte d’un monde où la nature murmure, où les animaux s’entraident et où chaque histoire devient un miroir de bienveillance. Sur scène, au creux d’une bibliothèque ou au cœur de la nature, je propose des spectacles contés où la parole, le rythme et l’imaginaire s’allient pour émerveiller petits et grands.

Ce que vous vivrez lors d’un spectacle :

·        Des récits vivants et chaleureux : Des histoires d’entraide, de respect du vivant et d’aventures touchantes.

·        Une expérience interactive : Un temps d’écoute, de complicité et de partage où le public participe au voyage.

·        Adaptabilité : Des formats modulables selon vos espaces (salle de spectacle, écoles, bibliothèques, événements en plein air).

À découvrir sur scène :

·        La mi Mo (de 6 mois à 66 mois / Spectacle pour très jeune public) – Durée 35 minutes.

Quand la poésie de Maurice Carême prend vie en rythme et en chansons… Un spectacle tout en douceur et en malice, pensé pour éveiller les petites oreilles et émerveiller les grands. À travers une traversée musicale et poétique, le monde animal se raconte, se chante, se murmure pour le plus grand plaisir des tout-petits et leurs accompagnateurs.

·        Petits contes en forme de poire – Dès 8 ans / Durée 50 minutes.

Et si le monde basculait dans un panier de fruits ?

Bienvenue dans un univers délicieusement singulier où le quotidien devient extraordinaire.

Imaginez… Une princesse condamnée à vivre dans une poire, une fillette au courage inébranlable filant du poil de chèvre sous l’œil acéré d’une marâtre, ou encore un volatile insatiable dévorant tout sur son passage. Avec malice et tendresse, je revisite des contes traditionnels d’hier et d’aujourd’hui, où la poésie, les chansons et les ritournelles tissent une trame enchantée.

Une traversée jubilatoire pour toutes les générations, où l’imaginaire s’envole au gré des mots savoureux et d’histoires à croquer.

Parcours & apprentissage

L’art de raconter est une quête continue. Au fil des années, j’ai choisi de nourrir ma pratique en me formant auprès de conteurs d’horizons divers, explorant la voix, le geste, le rythme et la mémoire des récit.

De la tradition orale à la transmission pédagogique, ce cheminement m’a permis de développer une approche vivante et chaleureuse, où chaque atelier et chaque spectacle devient un véritable espace d’émerveillement et de partage.

Une formation continue autour de :

·        L’art de la scène et la présence orale : Travail de la voix, du souffle, du rythme et du corps en mouvement.

·        Le répertoire et la création : exploration des contes traditionnels, de la poésie, des comptines et des jeux de doigts ;

·        La transmission et la pédagogie : Techniques d’animations pour éveiller le plaisir d’écrire et de raconter auprès de tous les publics (du tout-petit aux adultes).

Racines créatives : Du mouvement au voyage

Avant les mots, il y avait le mouvement :

Bien avant que ma voix donne vie aux histoires, c’est par le corps que j’ai apprivoisé le rythme, l’espace et la scène. L’enseignement de la danse a été ma toute première école de partage : elle m’a appris à écouter le silence, à donner le souffle aux émotions et à tisser un lien direct, sans artifices avec le public.

L’empreinte des voyages :

De l’île de la Réunion aux terres africaines du Congo, mes voyages ont profondément façonné mon imaginaire. Traverser d’autres paysages et aller à la rencontre d’autres traditions orales m’a transmis le goût de la diversité, des couleurs et des sagesses partagées. Ces horizons lointains infusent aujourd’hui chacun de mes contes d’une touche de bienveillance et de poésie universelle.

Où les contes ont résonné…

Mes histoires ont voyagé au cœur des écoles, bibliothèques, centres culturels, maisons de quartier et festivals, mais aussi lors d’événements en plein air et de rencontres intergénérationnelles.


 

 

 

 

 


 

 




 

 

 

 

 


vendredi 28 août 2026

Dans les coulisses de la création : une immersion ardennaise aux airs d'Amérique - Souvenir de visite au Bison Ranch d'Orchimont (juillet 2020)

 

Pour mon prochain livre, un roman ou un conte ou un récit de vie, mes pas m'ont menée au « Bison Ranch d’Orchimont » au coeur des Ardennes belges.

Il suffit de quitter sa voiture et d'emprunter le sentier qui serpente vers le domaine pour changer de continent. En un instant, l'Ardenne  s'efface et laisse place aux grands espaces de l'Ouest américain.

Arrivée bien avant l’heure du « Wagon trail », j’ai partager un long moment avec Candice Leroy, la compagne du fondateur du lieu, Laurent Naveau.

Écouter l'histoire de cette aventure insolite, comprendre le pourquoi et le comment de cette passion, fut un véritable privilège.

Puis est venu le temps de l'immersion. 

Installés dans le chariot, conduit par Laurent, nous nous sommes enfoncés dans la propriété à la découverte de ses espaces préservés et de ses lieux historiques.

Le voyage s'est interrompu au milieu d’une vaste prairie ceinte de bocages. Là, un troupeau s’abandonnait paisiblement à son rythme naturel : brouter, ruminer, profiter du moment présent. 

Autour des mères et leurs bisonneaux deux mâles veillaient. L’un, colosse d’une vingtaine d’années à la stature impressionnante ; l’autre de trois ou quatre ans, encore frêle, nous observaient de ses grands yeux frangés de longs cils sombres.

La pause au milieu de ces bovidés, à la toison généreuse - dont le rôle écologique s'avère précieux - a laissé libre cours  à une foule de questions enthousiastes.

La visite s'est conclue au « Saloon » dans un décor digne d’un grand western.

J’y ai savouré les « Bisonnailles » : une spécialité savoureuse et copieuse que je ne peux que recommander.

Un site à découvrir en famille ou entre-amis, porté par un accueil d'une immense générosité. 

Merci à Candice Leroy et à Laurent Naveau d'avoir ancré une parcelle d’Amérique au milieu de nos forêts.

www.bisonranchorchimont.com

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 17 : Transformer les faux pas en étincelles

 

Écrire, c’est avancer sur un chemin de traverse, parfois semé d’ornières. Si je repense à mon parcours, l’un de mes plus grands apprentissages a été de comprendre à quel point la voix d’un texte est précieuse.

Un jour, j’ai laissé une prétendue éditrice retoucher l’un de mes manuscrits. En voulant tout lisser, elle avait retiré ce qui faisait le cœur même de l’histoire : sa substance poétique, sa douceur, cette petite musique qui me ressemble. Ce jour-là, j’ai compris qu’un texte ne doit pas chercher à tout prix à être dans un moule standardisé, mais plutôt faire vibrer la corde sensible de ceux qui le lisent.

L’écriture est un univers en constante évolution. C’est pour cela que j’aime tant plonger dans des ateliers créatifs : non pas pour me conformer à des règles rigides, mais pour m’ouvrir à de nouveaux horizons, éveiller l’imaginaire et libérer le mot qui restait parfois bloqué au bout de mon Bic bleu.

Il m’arrive encore, par envie de trop bien faire, d’inviter un personnage de trop ou d’ajouter une scène qui s’arrête au milieu de la page. Mais c’est là que la magie opère : réajuster la voilure, faire confiance au fil du récit et repartir de plus belle.

Et vous, dans votre quotidien ou vos passions, quelle est cette « erreur » qui s’est finalement transformée en une belle leçon d’authenticité ?

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 16 : Parlons du travail en cours


Béryl & Azriel, les deux personnages principaux de mon prochain conte fantasy, sont nés sans que je ne sache pourquoi sur les lignes de mon cahier de brouillon.

Pourtant, au fil de l’écriture, d’autres noms se sont ajoutés alors que je ne les avais pas appelés !

Pourquoi ? Cela reste un mystère, mais ils ont une place importante dans mon histoire.

D’ailleurs, celle-ci couvre déjà 36 scènes, et chaque étape dévoile un nouveau mystère ou résout une énigme…

Il me tarde de vous plonger au cœur de cet univers pour que vous puissiez, vous aussi, en percer les secrets.

Et vous, vos personnages s’invitent-ils sans prévenir ? 


RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 15 : Les coulisses

On me demande souvent : « Où naissent vos histoires ? »

La vérité, c’est que je n’ai pas de lieu secret, mais une géographie bien à moi.

Pour moi, un carnet ou une photo ne sont pas de simples actes de mémoire. Dans les jours de « grands travaux », je deviens voyageuse entre deux territoires.

Le grenier d’abord. C’est le royaume de l’artisanat brut. Là-haut, c’est le règne du papier, des cahiers de brouillon, des ratures frénétiques et des relectures chuchotées. C’est l’endroit où le premier jet prend vie dans toute sa liberté. Parfois imparfait, mais toujours vivant.

Le bureau ensuite. C’est l’atelier polisseur. J’y descends pour mettre de la clarté dans mes lignes raturées, pour écouter la musicalité du texte à voix haute et ajuster les moindres détails.

Et puis, il y a la vie qui s’intercale : un quai de gare, une salle d’attente, une table de brasserie en attendant une amie… Dans ces parenthèses suspendues mon Bic bleu s’impatiente et croque tout ce qu’il trouve sur n’importe quel bout de papier.

Et vous, quels sont les lieux imprévus qui réveillent votre imagination ?

vendredi 14 août 2026

RIA et son défi : " Août des Auteurs Visibles" – Jour 14 : Le titre

 

Saviez-vous que ce sont parfois les personnages qui décident eux-mêmes leur prénom ?

L’idée de mon conte moderne est venue d’une demande d’écriture après qu’on m’a offert une gravure. Dès le départ, j’ai appelé cet ours Igor. Pourquoi ? Je ne sais pas, c’est venu comme ça.

Puis, au milieu de mon écriture, j’ai vérifié le nom donné par l’artiste à la gravure : Ralph. Sauf que dans mon histoire, l’ours déclare lui-même : « Je préfère qu’on m’appelle Igor ». Alors, moi l’autrice, je n’ai pas eu d’autre choix que d’écouter mon personnage !

Pour Mitsy, c’est une autre histoire ! Au départ c’était « Lola la vache sans tache ». Mais avant de finaliser le livre, petite recherche sur Internet et là… consternation ! Il existait déjà une foule de livres sur une vache prénommée Lola.

Impossible d’en rajouter une !

En partant du mot « envie », j’ai alors cherché un prénom qui laissait entendre le son « i »… Et c’est ainsi que Lola est devenue Mitsy et l’histoire L’envie de Mitsy.

Avec le recul, je me dis que Mitsy porte tellement bien son nom, qu’il m’est impossible de l’imaginer autrement.

Quant à Igor, il fait parti de ces personnages qui s’imposent à leur autrice… et ce sont souvent mes préférés !

RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles" - Jour 13 - La couverture ou Ce que nos choix de couverture racontent de nous : dans les coulisses du premier regard.

 Lors de mes salons du livre, il y a un moment bien particulier que j’affectionne tout particulièrement. C’est cet instant suspendu où le visiteur s’arrête devant la table, les yeux naviguant d’un livre à l’autre. Avant même qu’un résumé ne soit lu ou qu’un mot ne soit échangé, une connexion silencieuse s’établit. Bien souvent, j’aime poser cette simple question : « Laquelle de ces couvertures fait pétiller votre curiosité ? »

Les réponses et les réactions révèlent une merveilleuse différence entre l’émerveillement spontané de l’enfance et la quête contemplative des adultes.

 L’émotion brute chez l’enfant : le coup de cœur immédiat

Le cœur des enfants chavire presque instantanément pour Appelez-moi Igor. Ce sont les deux figures complices de l’ours et du chien qui les émeuves au premier coup d’œil . La chaleur des couleurs et la promesse visuelle éveille en eux, avant même la première ligne lue, l’envie irrésistible de se plonger dans l’histoire et d’emporter le livre avec eux. Pour un enfant, la couverture n’est pas une vitrine : c’est déjà une porte ouverte vers un ami à adopter.

La contemplation chez l’adulte : entre mystère et poésie

Les adultes, quant à eux, eux, hésitent plus volontiers. Leurs yeux vont et viennent souvent partagés entre La tempérance du héron et Le secret d’Arcadius. Leur cœur balance entre deux univers très différents : d’un côté le mystère captivant que dégage Arcadius, de l’autre, la poésie de la Tempérance guidés par la douceur et la transparence du vert.

Chez l’adulte, la couverture réveille des souvenirs enfouis, une quête du calme ou un désir d’évasion. Elle devient le miroir de son état d’esprit du moment.

Les coulisses : traduire un voyage intérieur en images

Pour moi, le choix de ces visuels n’a jamais été une question de tendance ou de marketing. Si j’ai choisi d’offrir ces illustrations à mes histoires, c’est parce qu’ils ont résonné en moi dès le premier regard.

Donner vie à un livre, c’est faire confiance à une illustratrice pour traduire en couleurs et en formes ce qui n’existait que sous forme de mots. Elles ont su capturer le voyage intérieur qui attend chaque lecteur dès qu’il tourne la première page. La couverture devient ainsi la toute première promesse de cette rencontre entre mon univers et le vôtre.

Une couverture réussie ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais fait signe à la bonne personne au bon moment. Elle est le premier chapitre silencieux d’un livre.

Et vous, quand vous flâner en librairie ou au détour d’un salon, qu’est-ce qui captive en premier votre regard ? Êtes-vous plutôt attiré par la chaleur d’une complicité, la poésie d’un détail ou le mystère d’un secret à découvrir ?

mercredi 12 août 2026

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles » – Jour 12 : L’un de mes décors

 

Depuis de longues années, je me promène dans le bois de Mariemont, non loin de chez moi.

Souvent, mes pas m’entraînent vers cet étang peu à peu mangé par l’absence d’eau et autour duquel des arbres couchés lors d’une tempête ou l’autre, enjambent cette eau sinople.

Au printemps, les grenouilles y chantent leur amour. Assisse sur un tronc moussu, je prends le temps de les écouter. Ce concours joyeux, à qui emportera le trophée de la plus belle voix, m’a inspiré la grenouille aux yeux bleus, devenu plus tard « Le secret d’Arcadius ». 

C’est un lieu magique, paisible, où l’odeur des bois humides imprègne l’atmosphère d’une douce fragrance.



RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles » – Jour 11 : L’un de mes personnages

  Avez-vous déjà croisé la route du crocodile aux yeux de verre ?

Si vous deviez rencontrer ce reptile si particulier, sachez qu’il vous serait d’un grand secours…

Sous ces airs mystérieux se cache un souverain profondément généreux. Il veille, avec une justice exemplaire, sur son territoire sans jamais faire la moindre différence entre les peuples qui y ont trouvé refuge.

De ses yeux de verre rien ne lui échappe : il devine tout,  jusqu’aux intentions les plus sombres de certains félins ou des humains.

Mais loin de chercher la conquête, il se contente de ce qu’il possède et ne veut en aucun cas, agrandir son royaume.

Quel trésor de vivre dans une contrée où règnent une telle douceur et une justice si débonnaire…

Et vous, si vous pouviez rencontrer un personnage de conte d’un simple claquement de doigts, lequel aimeriez-vous voir à vos côtés ?

Dites le moi en commentaire !

 

 



RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles" – Jour 10 : Mon ton

 Quand on me pose cette question : « Quel est mon rapport au handicap dans ma littérature ? »

Je réalise que je n’écris jamais en pensant à un sujet précis. C’est mon Bic bleu qui, comme je le dis toujours, court sur les lignes de ma feuille. Une écriture spontanée, une pensée qui se glisse sans que je l’intellectualise. Je ne réfléchis pas : c’est comme une évidence qui s’inscrit à l’encre bleue.

 Oui, je suis profondément convaincue qu’il faut donner une place respectable au handicap.

Oui, je défends le respect de cette personne un peu à part. Mais, en donne-t-on les moyens ?

Je pense aux écoles, aux enseignants qui sont si souvent débordés par un environnement qui n’est pas équitable : ni pour l’un, ni pour l’autre.

Alors, face à cette question, c’est mon intuition qui s’épanche sur la feuille blanche.

Pour moi, l’entraide, le soutien, le respect du vivant sont simplement naturel. Mais qu’en est-il réellement dans cette société qui galope plus vite que le vent ?

Laisse-t-on seulement le temps au temps ?

Voilà la vraie question que je me pose…

lundi 10 août 2026

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 9 : Votre style

 


Dans mes histoires, le fil conducteur naît souvent du vivant : la nature, les animaux, mais aussi la justice, la persévérance, l’acceptation de la différence et l’amour du prochain.

Mes trois traits d’écriture :

·        Chaleureuse et conteuse, mon écriture est faite pour être transmise, écoutée et ressentie : une voix fluide et proche du lecteur.

·        Sensible au vivant : ma plume est un regard poétique et respectueux de la nature et des animaux.

·        Rassurante et lumineuse, ma narration est tournée vers la bienveillance et la réparation.

 En somme j’écris avec le rêve un peu fou que si tous les gars et les filles du monde se donnaient la main, nous construirions ensemble un avenir plus doux.


RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 8 : Mon univers d’autrice

 

Mon univers d’autrice est fait de nature, d’animaux et d’humains qui se partagent l’histoire sans que l’un ne vole la vedette à l’autre. Tous ont, à mes yeux, la même valeur.

En parcourant la palette de mes couvertures, mon univers visuel se dévoile dans la finesse du crayonné et la douceur du dessin. Imprégnées de la magie de l’aquarelle, les illustratrices et l’illustrateur ont su jouer sur la transparence et le contraste, oscillant entre douceur vaporeuse et intensité drastique.

Inspirée par « Appelez-moi Igor », Nelle Blanche a su créer une couverture lumineuse à l’ambiance douce et cocooning : la présence de ces deux personnages est une véritable invitation à découvrir leur aventure.

Pour  « Le secret d’Arcadius », Nelle m’a offert une ambiance ténébreuse faite de contraste de jeu de noir, de couleurs intenses pour installer le mystère.

Pour « Gerbille et Tortue », grâce aux larges zones de blanc, les crayonnés de la gerbille et de la tortue sont magnifiés par une atmosphère lumineuse et aérienne : une sensation portée par le dessin intemporel de Cécile Lemoine.

Mais pour « La Tempérance du Héron », Cécile a matérialisé la nature, l’espoir d’un avenir positif et la guérison. Sa palette de verts étoilée de lumière, incite le futur lecteur à se questionner.

Quant à « L’envie de Mitsy », c’est un autre procédé, empreint de charme et de délicatesse : là aussi, l’illustrateur Bertrand Kindt a ouvert la boite à magie.

Et vous, quelle couverture vous donne le plus envie de vous plonger dans son histoire ?

J’ai hâte de lire vos impressions en commentaire !

 

vendredi 7 août 2026

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 7 : Quelle émotion laissez-vous à vos lecteurs ?


 C’est toujours difficile de savoir ce qui se passe dans la tête d’un lecteur une fois la dernière page tournée.

Écrire, c’est lancer une bouteille à la mer : on ne sait pas toujours quelle émotion arrive sur l’autre rive.

Mais mon souhait le plus cher est d’offrir une douce parenthèse. Un moment où petits et grands s’évadent, s’étonnent et gardent l’impression d’avoir voyagé au cœur de mon imaginaire.

J’aimerais laisser un brin de magie au quotidien. Ce moment suspendu, où l’on reste quelques secondes et où l’on se dit : « Waouh ! Quelle belle aventure », « Mince je n’avais pas imaginé cette fin-là ! » ou encore : « Mais… y aura-t-il une suite ? »

Et si je devais faire un seul vœu, ce serait que l’enfant qui est en chacun de nous pousse un long soupir de bien-être avant de s’endormir.

 

jeudi 6 août 2026

RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles" - Jour 6 : La marque

 

Ma marque ? Non je ne suis pas la « Marque jaune »

Je suis conteuse, et être conteuse, c’est rouvrir la porte du merveilleux.

J’aime quand les mots chantent, se bousculent, se choquent, s’interpellent et clament haut et fort ce qu’ils ont à dire.

Ma véritable empreinte, c’est ce fil invisible tissé de douceur, de poésie, de réalisme et de fantaisie.

Mes histoires ne s’alignent pas dans des cases : elles s’écoutent et murmurent au cœur de ceux qui les lisent.

 

RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles" – Jour 5 : Vos valeurs

 

Parler de mes valeurs… c’est étrange, car dans mes contes, je n’ai jamais cherché à défendre quoi que ce soit.

L’histoire, comme une douce cascade, m’entraîne dans ses méandres. Ce n’est que quand le lecteur lit le récit, qu’il s’aperçoit des doubles messages que j’ai instinctivement envoyé. Pourtant, des valeurs récurrentes trouvent leur place dans mes pages.

Sans jamais vouloir faire la leçon, ce sont des valeurs de bienveillance, d’entraide et de respect du vivant qui tissent le fil conducteur de mes histoires.

À travers les aventures de mes personnages, il est souvent question de tendre la main et de redécouvrir la magie cachée dans les choses simples.

Mes livres ne cherchent pas à imposer une leçon de morale, mais à offrir un moment de partage avec le lecteur.

mercredi 5 août 2026

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 4 : Ma vulnérabilité

 

Ma vulnérabilité est souvent cachée derrière mon sourire, ma joie de vivre.

Pourtant derrière cette façade, il y a des blessures qui ne se sont pas tout à fait refermée. La porte de cette fragilité reste entre-ouverte malgré les années.

Les paroles bêtes et méchantes ne s’oublient pas quoique l’on dise. Elles laissent des empreintes discrètes, mais j’apprends à faire vivre ma joie de vivre non plus comme un masque pour me cacher mais comme une victoire quotidienne sur ces ombres.

Ma fragilité ne me rend pas plus faible. Elle me rend simplement humaine, authentique et attentive aux autres.

 

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 3 : Mon Parcours

 

Mon parcours est jalonné de plaisirs, d’hésitations, de joies et d’appréhensions.

Mais je m’écoute, je fais confiance à mon intuition. Pourtant, celle-ci a souvent été bafouée par des personnes peu respectueuses de leur parole donnée… Et pourtant, je continue d’avancer, pas à pas, vers ce qui me fait vibrer.

Au premier abord, écrire des livres paraît chose aisée. L’imaginaire déferle : Oui, mes différents personnages possèdent leur propre caractère. Oui, le décor est planté. Oui, l’intrigue est visualisée.

Mais après ? Parfois, ton Bic bleu te joue des tours. Il écrit ce que tu n’avais pas pensé. L’histoire change, évolue vers une direction opposée à celle que tu avais dans un premier temps imaginée.

Aujourd’hui, j’écris mon 6ème. En réalité 36 scènes sont déjà posées. Ce sixième « bébé » sera différent des contes précédents : des personnages historiques y prendront places, tandis que des personnages fictifs aux vies aventureuses s’y immisceront d’une étrange façon. Il y a les Douze…

Mais ce premier jet est encore loin d’être finalisé !

mardi 4 août 2026

RIA et son défi « Août des Auteurs Visibles » - Jour 2 : Le déclic

 

Et si je vous parlais de mon déclic.

Imaginez : je suis sur l’Île de la Réunion pour un court séjour avec mon fils, ma belle-fille, et leurs deux enfants. Un séjour relax, rempli de lumière, de chaleur, de couleur… Un moment magique et privilégié.

Un jour, ma belle-fille m’offre un cahier noir sur lequel est écrit en lettres blanches : Le bruit des mots ». Conteuse depuis quelques années déjà, j’y notais les histoires à travailler pour mes contes-enchantés.

Mais cette nuit-là, je me suis installée confortablement sur le grand lit. La fenêtre ouverte m’apportait la douceur du vent et le chant nocturne de la campagne. Et j’ai écrit.

Les mots couraient sur la page quadrillée. Mon imaginaire galopant n’arrêtait plus mon Bic bleu. Sans gribouillis, sans rature, mon premier conte naissait. Un conte pour ma première petite-fille, l’histoire d’une jeune génisse rousse qui n’était pas satisfaite de sa robe sans tache.

J’ai mis deux soirées pour le terminer et le peaufiner. Pourtant il est resté dans mes tiroirs de longues années.

Aujourd’hui, vous pouvez le découvrir sous le titre : « L’envie de Mitsy ».

RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles – Jour 1 : Pourquoi j’écris

 

RIA, le réseau des indépendants de l’édition, propose ce mois-ci un défi aux auteurs, illustrateurs et les artisans du livre : le challenge des « Auteurs Visibles ». Avec un tout petit peu de retard, je me prête au jeu de ce premier jour ;

Se présenter n’est pas une chose aisée. Pourtant, le public ou les lecteurs posent souvent les mêmes questions : « Mais qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Et…vous gagnez votre vie avec ça ? »

Parfois on entend presque le sous-texte : « Être artiste, ce n’est pas un travail sérieux. »

S’imaginent-ils les minutes et les heures parcourues à se former, s’informer, rechercher jusqu’à oublier le temps qui passe ?

S’imaginent-ils qu’une page blanche se noircit de mots, de phrases et d’imaginaire toute seule ?

S’imaginent-ils les heures passées à lire, relire et corriger pour l’autrice, ou à mettre en mouvement et en mémoire pour la conteuse ?

Je ne le pense pas. Et pourtant, c’est précisément là que réside toute la magie.

Alors, voici pourquoi j’écris ? Je suis autrice en littérature jeunesse et conteuse.

Depuis ma prime enfance, je vis au rythme des livres, de la danse, des histoires et de la musique. Ces mouvements et ces sons qui m’ont bercée continuent de me passionner chaque jour. Ma plus grande joie est de partager mon imaginaire – qu’il soit limpide, naïf ou merveilleux.

Écrire pour moi, c’est faire éclore des images dans l’esprit de mes lecteurs, pour que chacun devienne l’architecte de son propre décor au fil de mes mots.

Prêts à rêver avec moi ? Venez explorer ces mondes que j’ai imaginés pour vous.

(N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous évoque le mot « imaginaire » !