vendredi 14 août 2026

RIA et son défi : " Août des Auteurs Visibles" – Jour 14 : Le titre

 

Saviez-vous que ce sont parfois les personnages qui décident eux-mêmes leur prénom ?

L’idée de mon conte moderne est venue d’une demande d’écriture après qu’on m’a offert une gravure. Dès le départ, j’ai appelé cet ours Igor. Pourquoi ? Je ne sais pas, c’est venu comme ça.

Puis, au milieu de mon écriture, j’ai vérifié le nom donné par l’artiste à la gravure : Ralph. Sauf que dans mon histoire, l’ours déclare lui-même : « Je préfère qu’on m’appelle Igor ». Alors, moi l’autrice, je n’ai pas eu d’autre choix que d’écouter mon personnage !

Pour Mitsy, c’est une autre histoire ! Au départ c’était « Lola la vache sans tache ». Mais avant de finaliser le livre, petite recherche sur Internet et là… consternation ! Il existait déjà une foule de livres sur une vache prénommée Lola.

Impossible d’en rajouter une !

En partant du mot « envie », j’ai alors cherché un prénom qui laissait entendre le son « i »… Et c’est ainsi que Lola est devenue Mitsy et l’histoire L’envie de Mitsy.

Avec le recul, je me dis que Mitsy porte tellement bien son nom, qu’il m’est impossible de l’imaginer autrement.

Quant à Igor, il fait parti de ces personnages qui s’imposent à leur autrice… et ce sont souvent mes préférés !

RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles" - Jour 13 - La couverture ou Ce que nos choix de couverture racontent de nous : dans les coulisses du premier regard.

 Lors de mes salons du livre, il y a un moment bien particulier que j’affectionne tout particulièrement. C’est cet instant suspendu où le visiteur s’arrête devant la table, les yeux naviguant d’un livre à l’autre. Avant même qu’un résumé ne soit lu ou qu’un mot ne soit échangé, une connexion silencieuse s’établit. Bien souvent, j’aime poser cette simple question : « Laquelle de ces couvertures fait pétiller votre curiosité ? »

Les réponses et les réactions révèlent une merveilleuse différence entre l’émerveillement spontané de l’enfance et la quête contemplative des adultes.

 L’émotion brute chez l’enfant : le coup de cœur immédiat

Le cœur des enfants chavire presque instantanément pour Appelez-moi Igor. Ce sont les deux figures complices de l’ours et du chien qui les émeuves au premier coup d’œil . La chaleur des couleurs et la promesse visuelle éveille en eux, avant même la première ligne lue, l’envie irrésistible de se plonger dans l’histoire et d’emporter le livre avec eux. Pour un enfant, la couverture n’est pas une vitrine : c’est déjà une porte ouverte vers un ami à adopter.

La contemplation chez l’adulte : entre mystère et poésie

Les adultes, quant à eux, eux, hésitent plus volontiers. Leurs yeux vont et viennent souvent partagés entre La tempérance du héron et Le secret d’Arcadius. Leur cœur balance entre deux univers très différents : d’un côté le mystère captivant que dégage Arcadius, de l’autre, la poésie de la Tempérance guidés par la douceur et la transparence du vert.

Chez l’adulte, la couverture réveille des souvenirs enfouis, une quête du calme ou un désir d’évasion. Elle devient le miroir de son état d’esprit du moment.

Les coulisses : traduire un voyage intérieur en images

Pour moi, le choix de ces visuels n’a jamais été une question de tendance ou de marketing. Si j’ai choisi d’offrir ces illustrations à mes histoires, c’est parce qu’ils ont résonné en moi dès le premier regard.

Donner vie à un livre, c’est faire confiance à une illustratrice pour traduire en couleurs et en formes ce qui n’existait que sous forme de mots. Elles ont su capturer le voyage intérieur qui attend chaque lecteur dès qu’il tourne la première page. La couverture devient ainsi la toute première promesse de cette rencontre entre mon univers et le vôtre.

Une couverture réussie ne cherche pas à plaire à tout le monde, mais fait signe à la bonne personne au bon moment. Elle est le premier chapitre silencieux d’un livre.

Et vous, quand vous flâner en librairie ou au détour d’un salon, qu’est-ce qui captive en premier votre regard ? Êtes-vous plutôt attiré par la chaleur d’une complicité, la poésie d’un détail ou le mystère d’un secret à découvrir ?

mercredi 12 août 2026

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles » – Jour 12 : L’un de mes décors

 

Depuis de longues années, je me promène dans le bois de Mariemont, non loin de chez moi.

Souvent, mes pas m’entraînent vers cet étang peu à peu mangé par l’absence d’eau et autour duquel des arbres couchés lors d’une tempête ou l’autre, enjambent cette eau sinople.

Au printemps, les grenouilles y chantent leur amour. Assisse sur un tronc moussu, je prends le temps de les écouter. Ce concours joyeux, à qui emportera le trophée de la plus belle voix, m’a inspiré la grenouille aux yeux bleus, devenu plus tard « Le secret d’Arcadius ». 

C’est un lieu magique, paisible, où l’odeur des bois humides imprègne l’atmosphère d’une douce fragrance.



RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles » – Jour 11 : L’un de mes personnages

  Avez-vous déjà croisé la route du crocodile aux yeux de verre ?

Si vous deviez rencontrer ce reptile si particulier, sachez qu’il vous serait d’un grand secours…

Sous ces airs mystérieux se cache un souverain profondément généreux. Il veille, avec une justice exemplaire, sur son territoire sans jamais faire la moindre différence entre les peuples qui y ont trouvé refuge.

De ses yeux de verre rien ne lui échappe : il devine tout,  jusqu’aux intentions les plus sombres de certains félins ou des humains.

Mais loin de chercher la conquête, il se contente de ce qu’il possède et ne veut en aucun cas, agrandir son royaume.

Quel trésor de vivre dans une contrée où règnent une telle douceur et une justice si débonnaire…

Et vous, si vous pouviez rencontrer un personnage de conte d’un simple claquement de doigts, lequel aimeriez-vous voir à vos côtés ?

Dites le moi en commentaire !

 

 



RIA et son défi : "Août des Auteurs Visibles" – Jour 10 : Mon ton

 Quand on me pose cette question : « Quel est mon rapport au handicap dans ma littérature ? »

Je réalise que je n’écris jamais en pensant à un sujet précis. C’est mon Bic bleu qui, comme je le dis toujours, court sur les lignes de ma feuille. Une écriture spontanée, une pensée qui se glisse sans que je l’intellectualise. Je ne réfléchis pas : c’est comme une évidence qui s’inscrit à l’encre bleue.

 Oui, je suis profondément convaincue qu’il faut donner une place respectable au handicap.

Oui, je défends le respect de cette personne un peu à part. Mais, en donne-t-on les moyens ?

Je pense aux écoles, aux enseignants qui sont si souvent débordés par un environnement qui n’est pas équitable : ni pour l’un, ni pour l’autre.

Alors, face à cette question, c’est mon intuition qui s’épanche sur la feuille blanche.

Pour moi, l’entraide, le soutien, le respect du vivant sont simplement naturel. Mais qu’en est-il réellement dans cette société qui galope plus vite que le vent ?

Laisse-t-on seulement le temps au temps ?

Voilà la vraie question que je me pose…

lundi 10 août 2026

RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 9 : Votre style

 


Dans mes histoires, le fil conducteur naît souvent du vivant : la nature, les animaux, mais aussi la justice, la persévérance, l’acceptation de la différence et l’amour du prochain.

Mes trois traits d’écriture :

·        Chaleureuse et conteuse, mon écriture est faite pour être transmise, écoutée et ressentie : une voix fluide et proche du lecteur.

·        Sensible au vivant : ma plume est un regard poétique et respectueux de la nature et des animaux.

·        Rassurante et lumineuse, ma narration est tournée vers la bienveillance et la réparation.

 En somme j’écris avec le rêve un peu fou que si tous les gars et les filles du monde se donnaient la main, nous construirions ensemble un avenir plus doux.


RIA et son défi : « Août des Auteurs Visibles – Jour 8 : Mon univers d’autrice

 

Mon univers d’autrice est fait de nature, d’animaux et d’humains qui se partagent l’histoire sans que l’un ne vole la vedette à l’autre. Tous ont, à mes yeux, la même valeur.

En parcourant la palette de mes couvertures, mon univers visuel se dévoile dans la finesse du crayonné et la douceur du dessin. Imprégnées de la magie de l’aquarelle, les illustratrices et l’illustrateur ont su jouer sur la transparence et le contraste, oscillant entre douceur vaporeuse et intensité drastique.

Inspirée par « Appelez-moi Igor », Nelle Blanche a su créer une couverture lumineuse à l’ambiance douce et cocooning : la présence de ces deux personnages est une véritable invitation à découvrir leur aventure.

Pour  « Le secret d’Arcadius », Nelle m’a offert une ambiance ténébreuse faite de contraste de jeu de noir, de couleurs intenses pour installer le mystère.

Pour « Gerbille et Tortue », grâce aux larges zones de blanc, les crayonnés de la gerbille et de la tortue sont magnifiés par une atmosphère lumineuse et aérienne : une sensation portée par le dessin intemporel de Cécile Lemoine.

Mais pour « La Tempérance du Héron », Cécile a matérialisé la nature, l’espoir d’un avenir positif et la guérison. Sa palette de verts étoilée de lumière, incite le futur lecteur à se questionner.

Quant à « L’envie de Mitsy », c’est un autre procédé, empreint de charme et de délicatesse : là aussi, l’illustrateur Bertrand Kindt a ouvert la boite à magie.

Et vous, quelle couverture vous donne le plus envie de vous plonger dans son histoire ?

J’ai hâte de lire vos impressions en commentaire !