Depuis de longues années, je me promène dans le bois de Mariemont, non loin de chez moi.
Souvent, mes pas m’entraînent vers cet étang peu à peu
mangé par l’absence d’eau et autour duquel des arbres couchés lors d’une
tempête ou l’autre, enjambent cette eau sinople.
Au printemps, les grenouilles y chantent leur amour.
Assisse sur un tronc moussu, je prends le temps de les écouter. Ce concours
joyeux, à qui emportera le trophée de la plus belle voix, m’a inspiré la
grenouille aux yeux bleus, devenu plus tard « Le secret d’Arcadius ».
C’est un lieu magique, paisible, où l’odeur des bois
humides imprègne l’atmosphère d’une douce fragrance.

