Quand on me pose cette question : « Quel est mon rapport au handicap dans ma littérature ? »
Je réalise que je n’écris jamais en pensant à un sujet
précis. C’est mon Bic bleu qui, comme je le dis toujours, court sur les lignes
de ma feuille. Une écriture spontanée, une pensée qui se glisse sans que je l’intellectualise.
Je ne réfléchis pas : c’est comme une évidence qui s’inscrit à l’encre bleue.
Oui, je suis
profondément convaincue qu’il faut donner une place respectable au handicap.
Oui, je défends le respect de cette personne un peu à
part. Mais, en donne-t-on les moyens ?
Je pense aux écoles, aux enseignants qui sont si souvent
débordés par un environnement qui n’est pas équitable : ni pour l’un, ni
pour l’autre.
Alors, face à cette question, c’est mon intuition qui s’épanche
sur la feuille blanche.
Pour moi, l’entraide, le soutien, le respect du vivant
sont simplement naturel. Mais qu’en est-il réellement dans cette société qui
galope plus vite que le vent ?
Laisse-t-on seulement le temps au temps ?
Voilà la vraie question que je me pose…
