vendredi 8 octobre 2021

AFFREUX, SALES & MARRANTS...

 


Balades contées

Promenons-nous dans le bois

À la recherche de ces Rois

Si les insectes y sont

Nous serons en pâmoison

Mais si ils se cachent

Nous verrons bien leurs moustaches. 


À pas contés, tout en nous promenant dans le monde bucolique de ces insectes non négligeables, nous découvrirons leur univers à travers leurs histoires, leurs chansons, leurs poésies… micro-organisme.

 

À découvrir au Festival CHIMÈRES 




le samedi 16 octobre à 11heures

à la Ferme du Planois, rue de la Chapelle au Foya 22, à 7090 Hennuyères.

Infos & réservations :

Billetterie du festival : 0477 75 75 07 ou federationdesconteurs@gmail.com

www.conteurs.be

Centre Culturel de Braine-le-Comte : 067 87 48 93 www.ccbl.be   

 

OU 


À découvrir dans le cadre du WEEK-END DU BOIS à Bon-Secours

le dimanche 17 octobre à 15heures

Parc Naturel des Plaines de l’Escaut, rue des Sapins 31, à Bon-Secours.

Réservation : 069 77 98 10 https://www.billetweb.fr/pro/pnpe 

 




lundi 5 avril 2021

Un petit conte pour un lundi de Pâques venteux...




Imaginez une immense forêt là-bas, dans les régions du Nord.

Imaginez des arbres millénaires bercés par les aventures du vent.

Imaginez une histoire qui débute dans un terrier.

- Avez-vous vu cet œuf ? Il a une forme bizarre, demande la lapine à son mari.
- Et qui a osé faire rouler cette chose chez nous ?
- Il est assez volumineux, d’où peut-il venir ?
- Ce n’est pas un coucou. Ce n’est pas un hibou. Je pense que nous devons nous renseigner auprès des hôtes de ces bois.

    Voilà notre couple de mammifères qui parcourt la forêt en tenant précieusement l’œuf découvert. À chaque fois qu’ils demandent à une oiselle :
- Auriez-vous perdu votre œuf ? 
- Oh ! Quelle horreur ! Non, je fais trop attention à ma couvée.
    Au bout de la journée, déçus et fourbus, nos deux lapins rentrent chez eux. Après un souper léger, ils se pelotonnent près de l’œuf pour le protéger, on ne sait de quoi.

    Cette nuit-là, un rayon lunaire s’infiltre dans la demeure sous terre et éclaire l’œuf précieux de nos deux amoureux. Sous quel effet ? Pourquoi ? Toujours est-il que lentement sur la coquille se dessinent des zébrures de plus en plus longues et larges. 
    Les deux lapins se réveillent en sursaut quand ils entendent les brisures de l’œuf. Quand ils voient apparaître un bec noir, une tête noire aux yeux noirs, ils se terrent au fond du terrier.
L’œuf continue de se craqueler et la chose se dévoile dans son entièreté.
- Comme il est étrange, dit le lapin.
- Tu as vu son corps ? lui répond la lapine.
- Et ses pattes… ou ce sont des ailes ridicules ?
- Il ne ressemble à rien de ce que nous connaissons ! 
- Crois-tu qu’il mange comme nous ?
    Notre couple observe cet être sans plus rien dire. L’intrus se secoue, pousse de petits cris : un chant ? Il essaie de marcher, ce qu’il réussit de façon assez burlesque. 
    L’instinct maternel de la lapine, fait qu’elle s’approche de lui. Tout de suite, celui-ci se frotte, essaie de se glisser sous le pelage entre les pattes arrière du mammifère.
    Mais la chose est aussi volumineuse qu’elle. Notre lapine glapit et tombe à la renverse. Il chante une mélopée, le petit intrus, sa voix nasillarde se propage dans tout le terrier.
    Le lapin, qui jusqu’à présent, n’avait rien dit, s’approche de lui et, de ses pattes, l’entoure pour le réconforter. Il recule doucement en tenant le nouveau-né jusqu’au mur du fond et là, s’appuie pour garder son équilibre.
    L’enfant de l’œuf ferme les yeux, s’endort doucement, sa respiration se fait plus lente. Le lapin n’ose bouger. La lapine se blottit dans un coin du terrier.

    Quand le soleil réveille la forêt, les chants des oiseaux titillent les oreilles des lapins, mais également de la petite chose.
    Le lapin qui s’était endormi en serrant ce petit être, s’est rendu compte que ce n’étaient pas des poils ordinaires qui recouvraient le corps, mais des plumes douces et soyeuses. 
- Serait-ce une espèce d’oiseau ? Il possède deux membres supérieurs en forme d’ailes courtes, mais elles en ont la forme. Le corps est assez potelé, et ses pattes sont palmées comme celles de mon ami le Canard Colvert, se dit-il en lui-même. Je vais aller me renseigner auprès de lui.

    La petite chose commence à remuer, à battre des ailes, à marcher dans le terrier, il crie, il a faim. Mais que mange-t-il ?
    La lapine, elle, était déjà sortie pour aller chercher le petit déjeuner, et revenait les pattes encombrées de baies rouges et mauves, de feuilles de trèfles et de fleurs, de quelques champignons.
    Elle dépose cet appétissant buffet au milieu de l’espace et tous les trois s’attablent, enfin s’asseyent à même le sol, pour déguster ce repas.
    De leurs pattes, les lapins choisissent les mets qu’ils préfèrent. L’hôte, lui, picore dans le tas et fait valser baies, trèfles, fleurs et champignons un peu partout dans le trou de terre sous les yeux ébahis de notre couple.
- Cela n’a pas trop l’air de lui plaire, dit la lapine déçue.
- Je vois. Nous allons, tous les trois, nous rendre à l’étang du Bois Perdu, notre ami le Canard pourra peut-être nous renseigner sur cet animal étrange.

    Après ce repas bousculé, ils remontent à la surface. Le soleil est déjà haut dans le ciel qu’ils parcourent les sentiers touffus de la forêt. L’étranger a du mal de suivre ses parents adoptifs : il sautille, bat de ses petites ailes.
    La promenade dure longtemps et les lapins sont assez impatients, mais ils comprennent que ce bébé tout nouveau ne peut se mouvoir aussi vite qu’eux.
    Tout en marchant, les autres habitants du lieu, s’agglutinent peu à peu derrière eux : ils n’ont jamais rien vu de pareil. Les discussions vont bon train. Chemin faisant, ils arrivent à l’étang. La nouvelle de cette « petite chose » a déjà été annoncée par les mésanges noires. 
    Le comité d’accueil : les canards, les foulques, les poules d’eau, ainsi que quelques cormorans, oies du Canada et oies d’Égypte sont là. Toute cette cour d’oiseaux discute et caquette. La conversation est interrompue par l’arrivée du cortège.
    Une oie du Canada saute sur le rivage et s’approche de l’étranger. Elle tourne autour de lui, silencieuse. Un silence étonnant s’étend sur tout le petit peuple. Ils attendent le verdict de la doyenne des oies :
- Mes amis, dit-elle émue, vous avez devant vous un pingouin.
Une onde de murmures se fait entendre.
- C’est quoi un pingouin, demande un caneton encore sur l’eau.
- Le pingouin, enchaîne l’oie, est un oiseau.
- Un oiseau ? dit, en chœur, le peuple présent.
- Un oiseau palmipède des mers arctiques. Il vole comme nous les oies, plonge dans les eaux glacées à la recherche de sa nourriture : les poissons.
- Voilà pourquoi il n’a pas aimé mon petit déjeuner, dit la lapine.
- Il doit être affamé, ajoute en cormoran qui plonge aussitôt au fond de l’étang.  
    Le cormoran revient avec un poisson frétillant qu’il dépose aux pieds du pingouin. Celui-ci, tout heureux, engloutit le mets délicieux.
- Nous devons nous organiser pour nourrir cet oiseau, ajoute encore la doyenne des oies.

    Les quelques cormorans présents se concertent, puis chacun à leur tour, plonge et remonte. Le pingouin, heureux, dévore tous ces dons.
    Une cane propose qu’on lui construise un nid près du sien : il sera ainsi parmi ses congénères et non loin du garde-manger. Tous les palmipèdes offrent leur aide pour le bâtir.
    Le cortège se disloque et les conversations vont toujours bon train. 
    Durant toute cette journée ensoleillée, les habitants du grand étang se relaient pour nourrir le pingouin et lui préparer un nid moelleux à l’abri des prédateurs.
    Notre couple de lapins, soulagé, reste auprès de lui pour lui tenir compagnie.
    
    Quand le soleil descend sur la forêt, les lapins quittent à regret  leur « enfant » pour se reposer dans leur terrier. 








lundi 22 février 2021

Poème "millefeuille" d'après Dame souris trotte de Paul Verlaine

Tout est un poème dans le poème : le poème de l'idée à l'intérieur du poème des mots. Wallace Stevens


Dame souris trotte,
Linotte et poivrote,
Noire dans le gris du soir
Pour nager dans sa baignoire.
Dame souris trotte,
Grignote sa carotte,
Grise dans le noir
Et boit dans sa passoire.
Un nuage passe
Dédicace sa tasse,
Il fait noir comme dans un four,
Tambours et topinambours,
Un nuage passe
Jacasse et ressasse.
Tiens, le petit jour,
Bonjour l’amour !
Dame souris trotte,
Chevrote et grelotte,
Rose dans les rayons bleus,
Frileux et moelleux.
Dame souris trotte,
Marmottes et griottes,
Debout paresseux !
Y’en a que pour eux : les bienheureux.







dimanche 14 février 2021

J'avais découvert peu à peu une chose très simple : les êtres voulaient qu'on les aime et qu'on leur dise. Et je crois que c'était toute la clé du monde. Pierre Mérot


 



La communication c’est :
-         se réveiller et prendre son ordinateur portable pour regarder ses courriels,
-         se rendre aux toilettes avec son ordinateur pour continuer la lecture des messages,
-         prendre le petit déjeuner avec sa femme tout en regardant si tous les « sites » fonctionnent toujours bien,
-         la journée se passe loin de la maison avec ses tracas et ses plaisirs,
-         le soir, allumer l'ordinateur portable et y glisser un DVD, un film quelconque, pendant que ladite épouse prépare le souper,
-         durant le repas, c’est continuer de regarder les explications sur l’histoire du film,
-         le repas terminé, s’il est tard, l’épouse va se coucher tandis que le mari s’installe dans le fauteuil… tout en continuant le DVD entamé !
 
ET ON APPELLE ça LA COMMUNICATION
 Petit clin d’œil à la Saint-Valentin… 2006 !


Quelques jolies citations pas comme les autres:  

[...] l'amour c'est des sornettes, le seul amour véritable c'est entre mère et enfant.
Edna O'BRIEN

L'amour, c'est une combine que les hommes ont inventée pour ne pas avoir à faire leur lessive.    
Joël DICKER

L'amour rend stupide. Il affaiblit l'esprit et le corps, ôte tout jugement rationnel. Un être intelligent devient aussi sot qu'un animal de basse-cour. Les poules et les coqs forniquent sans se poser la moindre question. Les humains devraient en tirer exemple.
Françoise PIRARD





  


lundi 8 février 2021

Il faut résister à toute forme de pression. Dilater son coeur, qui est fait pour l'amour.

 
L’eau lui montait à la bouche :
Ses yeux de merlan frit,
Sa bouche en forme de cul de poule,
Il était là,
À ramper comme un serpent
Devant ses pieds de plomb.

Elle, avec ses pieds nickelés,
Ses jambes de faucheuse,
Sa taille de guêpe,
Son cœur de pierre,
Le regardait en chien de faïence. 

Lui, la moutarde lui montait au nez :
Sa langue de vipère hésitait,
Un chat lui nouait la gorge. 

Elle, allongeant son cou de girafe,
Sa mémoire d’éléphant
Lui rappelait
Combien il était têtu comme une mule.

Pourtant tous deux auraient dû être :
Humbles car ils sont faits de terre,
Et nobles car ils sont faits d’étoiles !

 

dimanche 31 janvier 2021

Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois... LUI & ELLE...

Lui s’était harnaché pour le long périple qu’il avait décidé de faire.

Elle s’était sentie bafouée, abandonnée.

Lui ne voyait que le but du voyage. Un voyage qui l’emmènerait là, où personne n’avait jamais mis le nez.

Elle ne voyait que l’égoïsme de cet homme. Lui, qui disait l’aimer à la folie et que jamais il ne l’abandonnerait.

Lui : « Partir à la recherche de la fameuse porte qui s’ouvre sur ? » ... Tout ce qu’il désirait et voulait ardemment, c’était LA découvrir et LA franchir.

Elle se disait qu’elle n’attendrait pas son retour. Elle savait déjà que tout était fini entre eux et que ce voyage n’était qu’un prétexte pour s’éloigner.

Lui, il l’avait embrassée, l’esprit en vagabondage.

Elle avait tendu la joue et senti ses lèvres sur sa peau. Elle avait frissonné.

Lui marchait d’un pas assuré vers cette tour qu’on lui avait indiquée.

Elle s’assit dans le fauteuil, s’enroula dans son grand châle rose délavé et prit le premier livre sur la pile.

Lui, dans le soleil matinal, respirait à pleins poumons, bruyamment. Ses narines palpitaient sous la fraîcheur du vent.

Elle s’enfonça dans la lecture du roman comme pour fuir le temps.

Lui clignait des yeux. Il s’étonnait de ce paysage si lumineux, si étrange et pourtant, il lui semblait le connaître.

Elle s’endormit sur l’accoudoir du fauteuil, lassée par le roman qui n’avançait pas.

Lui gravit le pont de pierre au-dessus de la rivière où flottaient d’indescriptibles objets.

Elle se réveilla en sursaut, bondit sur ses pieds : elle venait de faire un cauchemar.

Lui descendit le pont à petits pas pour éviter la chute.

Elle se dirigea vers la cuisine, se prépara une tasse de chocolat chaud : « Cela me fera du bien, me donnera du courage », se dit-elle en regardant par la baie, le jardin.

Lui ne se voyait pas avancer. Il marchait toujours d’un pas assuré vers cette tour qu’on lui avait indiquée, et, qui lui semblait de plus en plus éloignée.

Elle alla s’asseoir sur le banc adossé au mur de la maison, la tasse chaude lui brûlait les mains.

Lui passa à côté d’une cabane. Sur le seuil, une femme avec une longue chevelure rousse et tressée, ses lèvres fines dessinaient un sourire.

Elle posa sa tasse sur le banc. Elle murmura des sons inaudibles.

Lui entra dans la cabane, se dirigea vers la chambre. Il y vit un homme jeune encore, allongé sur le lit. Il se reconnut. Poussa un long gémissement.

Elle hurla. Courut dans la maison jusqu’au lit. Vit son mari lui sourire, et s’étirer comme s’il revenait d’un mauvais rêve.

Lui, il lui ouvrit les bras.
Elle se jeta dedans.
                                Le véritable amour brisa l’enchantement.


samedi 23 janvier 2021

Un repos obligatoire d'ordinateur... Une mise à jour quelque peu rocambolesque... Le message arrive... en retard !


Une lune pleine et ronde termine cette année 2020 en nous offrant sa lumière sidérale et ses poussières d’étoiles.

Une lune, apaisante et bienfaisante, qui déposera à nos pieds ses cadeaux d’amour, de bonheur, de convivialité, de rendez-vous familiaux et culturels… ces rendez-vous qui se sont fait tellement désirer tout au long de ces mois de pandémie.

Gardez votre sourire, gardez votre amour, la famille et les amis en ont tellement besoin…    

Gardez votre vitalité, gardez ces petits mots d’amitié pour les rencontres de toujours et les rencontres éphémères…

Gardez cette foi en vous si nécessaire à l’heure actuelle, gardez vos possibilités, votre extravagance, votre humour, votre charisme, votre VOUS tout simplement.

Que 2021 vous sourie de toutes ses dents,

    Que 2021 guérisse vos maux et vos tourments,

        Que 2021 vous apporte ces petits bonheurs, si précieux, pour être tout                                    simplement heureux.