lundi 7 décembre 2020

Ce nouvel article reste le plus court chemin vers une curiosité bien placée... Prenez sept secondes pour voir!



Oh ! Grand Saint-Nicolas 

Hier soir, une de mes plus anciennes amies (60 ans d’amitié !) est venue souper chez moi. Cela m’a fait du bien de pouvoir papoter avec un humain… Un chien, fut-il le plus adorable du monde, ne peut tenir une conversation !

Comme toujours, Joëlle, eh oui une autre Joëlle, me sortit de dessous les fatras de son sac, deux petits porte-photos des années 80, à l’époque où dans mon école « Les Joies de la Danse », nous fêtions allègrement la Saint-Nicolas.

J’en ai rêvé !

Le fameux costume de ce Saint fut cousu par l’adorable maman de Diane G. qui trouvait, et avec raison, que les toilettes que nous louions les années précédentes, n’était pas des plus « top », et parfois même des loques.  Avec art et de ses doigts agiles, elle avait conçu un habit de haut luxe pour ce personnage qui incarne la belle et grande fête des enfants.

Chaque année et ce jusqu’en 2005, ce magnifique vêtement sortit de sa cachette pour la plus grande joie de mes élèves.  L’école ayant fermé, et me retrouvant avec l’habit de cet illustre personnage, non utilisé, j’en fit don à l’ONE d’Écaussinnes où, je l’espère, il vit d’autres moments merveilleux… car,

… À chaque fête de l’école de danse, le vêtement assistait à la première des ballets inédits de la « Classes de Ballet » et celle-ci offrait en primeur aux « petits rats » mes nouvelles créations et leur travail d’apprentis danseurs.

S’ensuivaient des rondes, des chants, des jeux, des maquillages et de magnifiques goûter préparés par les mamans pour cette occasion.  Une autre époque…

Ci- dessous, peut-être reconnaîtrez-vous mon fils Philippe, et le dos aux longs cheveux de ma fille Isabelle… 1984 !





mercredi 11 novembre 2020

Une semaine dédiée à l'écriture... Pantoum d'explication !

Un pantoum est un poème malais composé de 20 vers, dont plusieurs se répètent.

Le congé montrait le bout de son nez. 
Les pages blanches, curieuses, s’impatientaient.
Le roman piaffait dans la farde aux œillets.
La Toussaint, jour de novembre endeuillé,
sous le soleil éclatant comptait les mots.
Les pages blanches, curieuses, s’impatientaient.
Le Bic bleu dessinait en courant de grandes lettres.
La Toussaint, jour de novembre endeuillé,
sous le soleil éclatant comptait les mots.
Les phrases annonçaient la naissance d’un bison à trois pattes.
Le Bic bleu dessinait en courant de grandes lettres.
Les pages bleuissaient de plaisirs.
Les phrases annonçaient la naissance d’un bison à trois pattes.
Sous les doigts de l’écrivaine, le Bic dansait.
Les pages bleuissaient de plaisirs.
De longues heures, elle restait penchée sur sa feuille.
Sous les doigts de l’écrivaine, le Bic dansait.
Une nouvelle aventure naissait joyeusement.
De longues heures, elle restait penchée sur sa feuille.
Le roman piaffait dans la farde aux œillets.
Une nouvelle aventure naissait joyeusement.
Le congé montrait le bout de son nez.


 
 

lundi 2 novembre 2020

Pour le plaisir des mots... petit jeu d'écriture...


·                  quatre mots tirés au hasard dans le dictionnaire :
      inconnu – bouillonner – écrire – fou.
            quatre vers où l’on trouve à chaque fois les quatre mots.
  
Un inconnu bouillonnait.
Il ne voyait pas pourquoi
ce fou d’écriture
était là.

                Un inconnu, un fou
                dans une pièce écrivaient.       
                Ils bouillonnaient d’impatience 
                et se demandaient quand cela arriverait.
 
                    L’inconnu, loin d’attendre
                    se mit à écrire sur le sol.
                    Le fou, le voyant,
                    bouillonnait.
 
                            Un inconnu, un fou
                            se mirent ensemble
                            pour dessiner un bouillonnement
                            de poésies, pour le plaisir d’écrire.


lundi 26 octobre 2020

Un Martien dans le "Royaume de Mariemont"

 

En ces 299 jours de l’an 2020, un Martien a fait son apparition au cœur du Royaume de Mariemont.

    Cet être étrange se baladait sur les chemins enchevêtrés du domaine.

    Sa tête énorme et cagoulée, son masque impressionnant par les proéminences de part et d’autre dudit visage, le regard impassible fixé sur l’horizon, il marchait d’un pas allongé et rapide s’imaginant sans doute que s’il n’avançait pas, le monde s’écroulerait autour de lui.   

      Il tenait dans sa main gauche un gigantesque sac de plastique transparent tenu ouvert par un grand cercle de mystères. À l’intérieur, se bousculaient boîtes de conserves, papiers souillés et d’autres objets plus hétéroclites…

       Dans sa main droite, prolongeant son bras, une pince « attrape-tout » fouettait, de droite à gauche, l’air devant lui, comme si celle-ci pouvait sentir et deviner les particules invisibles et inconnues aux yeux de cet étrange et mystérieux individu.

        Que cherchait il exactement ?

        Mounia, ma chienne, revint sur ses pas, tourna autour de moi comme à chaque fois qu’une silhouette obscure montre le bout de son nez. Nous nous sommes arrêtées.

        Nous avons regardé cette apparition inhabituelle dans cet environnement automnale. Et, la pluie s’est mise à tomber.

         L’« homme » disparut comme il était venu.

         Où était-il ?

         Où allait-il ?

         Je n’avais pas mon « GSM » pour le prendre en photo...

        Mais si un jour vous croisez dans le « Royaume de Mariemont » cet être étrange et mystérieux, demandez lui d’où il vient, peut-être qu’il aura la solution pour nous sauver de ces mauvais moments que nous passons sur Terre… qui sait… !

lundi 19 octobre 2020

Promenons-nous dans la forêt de Bon-Secours


 Un, deux, trois, je suis allée au bois,
émerveillée par ces arbres-Rois.

Quatre, cinq, six, je me suis assise,
les oiseaux sifflaient de mes facéties.

Sept, huit, neuf, avec des contes tout neufs,
et des enfants sages comme Titeuf,

Dix, onze, douze, de ma voix douce,
les familles, de tout coeur et sans remous,

Quatorze, quinze, dix-sept,
toujours prêtes et au taquet,

Avec les treize et tout à son aise :
les seize familles, blotties sur mon île,
m'ont accompagnée dans les dédales de la forêt de Bon-Secours
pour une balade poétique, contée et chantée
le temps d'un week-end "Champignons".

La chenille de la Pudibonde se traînait sur une branche.

Elle défilait, lentement, montrant
son poil urticant à tous les enfants.

Quelle magie ! Quelle fascination !
Tous nous étions en admiration
devant son costume de haut standing
aux poils dressés pour nous intimider.

À regret, nous l'avons laissée, entourée de faînes
pour continuer son festin de reine.

Au printemps, peut-être, nous la retrouverons
voletant dans la nuit étoilée.
 

 

lundi 12 octobre 2020

Le jour passe, la vie s'écoule, et cependant le fou se réjouit de l'approche du jour de fête

Voyage, voyage... Mystère & Boule de Gomme... 

De la sorcière à l’ogresse,

    du troll aux autres personnages,

        les histoires sans âge,

            n’étaient point sombres. 

                Elles se passaient dans l’ombre,

                    des classes sans tapage,

                        ou des salles sans truquage

                            avec pour tout bagage :

                                des enfants assis confortablement.

                                    À l’aide de mon shaker,

                                           je les saupoudrais de devinettes,

                                                de chants, de sarabandes…

                                                    en guise de châtiment.