lundi 8 février 2021

Il faut résister à toute forme de pression. Dilater son coeur, qui est fait pour l'amour.

 
L’eau lui montait à la bouche :
Ses yeux de merlan frit,
Sa bouche en forme de cul de poule,
Il était là,
À ramper comme un serpent
Devant ses pieds de plomb.

Elle, avec ses pieds nickelés,
Ses jambes de faucheuse,
Sa taille de guêpe,
Son cœur de pierre,
Le regardait en chien de faïence. 

Lui, la moutarde lui montait au nez :
Sa langue de vipère hésitait,
Un chat lui nouait la gorge. 

Elle, allongeant son cou de girafe,
Sa mémoire d’éléphant
Lui rappelait
Combien il était têtu comme une mule.

Pourtant tous deux auraient dû être :
Humbles car ils sont faits de terre,
Et nobles car ils sont faits d’étoiles !

 

dimanche 31 janvier 2021

Février, le plus court des mois, est de tous le pire à la fois... LUI & ELLE...

Lui s’était harnaché pour le long périple qu’il avait décidé de faire.

Elle s’était sentie bafouée, abandonnée.

Lui ne voyait que le but du voyage. Un voyage qui l’emmènerait là, où personne n’avait jamais mis le nez.

Elle ne voyait que l’égoïsme de cet homme. Lui, qui disait l’aimer à la folie et que jamais il ne l’abandonnerait.

Lui : « Partir à la recherche de la fameuse porte qui s’ouvre sur ? » ... Tout ce qu’il désirait et voulait ardemment, c’était LA découvrir et LA franchir.

Elle se disait qu’elle n’attendrait pas son retour. Elle savait déjà que tout était fini entre eux et que ce voyage n’était qu’un prétexte pour s’éloigner.

Lui, il l’avait embrassée, l’esprit en vagabondage.

Elle avait tendu la joue et senti ses lèvres sur sa peau. Elle avait frissonné.

Lui marchait d’un pas assuré vers cette tour qu’on lui avait indiquée.

Elle s’assit dans le fauteuil, s’enroula dans son grand châle rose délavé et prit le premier livre sur la pile.

Lui, dans le soleil matinal, respirait à pleins poumons, bruyamment. Ses narines palpitaient sous la fraîcheur du vent.

Elle s’enfonça dans la lecture du roman comme pour fuir le temps.

Lui clignait des yeux. Il s’étonnait de ce paysage si lumineux, si étrange et pourtant, il lui semblait le connaître.

Elle s’endormit sur l’accoudoir du fauteuil, lassée par le roman qui n’avançait pas.

Lui gravit le pont de pierre au-dessus de la rivière où flottaient d’indescriptibles objets.

Elle se réveilla en sursaut, bondit sur ses pieds : elle venait de faire un cauchemar.

Lui descendit le pont à petits pas pour éviter la chute.

Elle se dirigea vers la cuisine, se prépara une tasse de chocolat chaud : « Cela me fera du bien, me donnera du courage », se dit-elle en regardant par la baie, le jardin.

Lui ne se voyait pas avancer. Il marchait toujours d’un pas assuré vers cette tour qu’on lui avait indiquée, et, qui lui semblait de plus en plus éloignée.

Elle alla s’asseoir sur le banc adossé au mur de la maison, la tasse chaude lui brûlait les mains.

Lui passa à côté d’une cabane. Sur le seuil, une femme avec une longue chevelure rousse et tressée, ses lèvres fines dessinaient un sourire.

Elle posa sa tasse sur le banc. Elle murmura des sons inaudibles.

Lui entra dans la cabane, se dirigea vers la chambre. Il y vit un homme jeune encore, allongé sur le lit. Il se reconnut. Poussa un long gémissement.

Elle hurla. Courut dans la maison jusqu’au lit. Vit son mari lui sourire, et s’étirer comme s’il revenait d’un mauvais rêve.

Lui, il lui ouvrit les bras.
Elle se jeta dedans.
                                Le véritable amour brisa l’enchantement.


samedi 23 janvier 2021

Un repos obligatoire d'ordinateur... Une mise à jour quelque peu rocambolesque... Le message arrive... en retard !


Une lune pleine et ronde termine cette année 2020 en nous offrant sa lumière sidérale et ses poussières d’étoiles.

Une lune, apaisante et bienfaisante, qui déposera à nos pieds ses cadeaux d’amour, de bonheur, de convivialité, de rendez-vous familiaux et culturels… ces rendez-vous qui se sont fait tellement désirer tout au long de ces mois de pandémie.

Gardez votre sourire, gardez votre amour, la famille et les amis en ont tellement besoin…    

Gardez votre vitalité, gardez ces petits mots d’amitié pour les rencontres de toujours et les rencontres éphémères…

Gardez cette foi en vous si nécessaire à l’heure actuelle, gardez vos possibilités, votre extravagance, votre humour, votre charisme, votre VOUS tout simplement.

Que 2021 vous sourie de toutes ses dents,

    Que 2021 guérisse vos maux et vos tourments,

        Que 2021 vous apporte ces petits bonheurs, si précieux, pour être tout                                    simplement heureux.




lundi 7 décembre 2020

Ce nouvel article reste le plus court chemin vers une curiosité bien placée... Prenez sept secondes pour voir!



Oh ! Grand Saint-Nicolas 

Hier soir, une de mes plus anciennes amies (60 ans d’amitié !) est venue souper chez moi. Cela m’a fait du bien de pouvoir papoter avec un humain… Un chien, fut-il le plus adorable du monde, ne peut tenir une conversation !

Comme toujours, Joëlle, eh oui une autre Joëlle, me sortit de dessous les fatras de son sac, deux petits porte-photos des années 80, à l’époque où dans mon école « Les Joies de la Danse », nous fêtions allègrement la Saint-Nicolas.

J’en ai rêvé !

Le fameux costume de ce Saint fut cousu par l’adorable maman de Diane G. qui trouvait, et avec raison, que les toilettes que nous louions les années précédentes, n’était pas des plus « top », et parfois même des loques.  Avec art et de ses doigts agiles, elle avait conçu un habit de haut luxe pour ce personnage qui incarne la belle et grande fête des enfants.

Chaque année et ce jusqu’en 2005, ce magnifique vêtement sortit de sa cachette pour la plus grande joie de mes élèves.  L’école ayant fermé, et me retrouvant avec l’habit de cet illustre personnage, non utilisé, j’en fit don à l’ONE d’Écaussinnes où, je l’espère, il vit d’autres moments merveilleux… car,

… À chaque fête de l’école de danse, le vêtement assistait à la première des ballets inédits de la « Classes de Ballet » et celle-ci offrait en primeur aux « petits rats » mes nouvelles créations et leur travail d’apprentis danseurs.

S’ensuivaient des rondes, des chants, des jeux, des maquillages et de magnifiques goûter préparés par les mamans pour cette occasion.  Une autre époque…

Ci- dessous, peut-être reconnaîtrez-vous mon fils Philippe, et le dos aux longs cheveux de ma fille Isabelle… 1984 !





mercredi 11 novembre 2020

Une semaine dédiée à l'écriture... Pantoum d'explication !

Un pantoum est un poème malais composé de 20 vers, dont plusieurs se répètent.

Le congé montrait le bout de son nez. 
Les pages blanches, curieuses, s’impatientaient.
Le roman piaffait dans la farde aux œillets.
La Toussaint, jour de novembre endeuillé,
sous le soleil éclatant comptait les mots.
Les pages blanches, curieuses, s’impatientaient.
Le Bic bleu dessinait en courant de grandes lettres.
La Toussaint, jour de novembre endeuillé,
sous le soleil éclatant comptait les mots.
Les phrases annonçaient la naissance d’un bison à trois pattes.
Le Bic bleu dessinait en courant de grandes lettres.
Les pages bleuissaient de plaisirs.
Les phrases annonçaient la naissance d’un bison à trois pattes.
Sous les doigts de l’écrivaine, le Bic dansait.
Les pages bleuissaient de plaisirs.
De longues heures, elle restait penchée sur sa feuille.
Sous les doigts de l’écrivaine, le Bic dansait.
Une nouvelle aventure naissait joyeusement.
De longues heures, elle restait penchée sur sa feuille.
Le roman piaffait dans la farde aux œillets.
Une nouvelle aventure naissait joyeusement.
Le congé montrait le bout de son nez.


 
 

lundi 2 novembre 2020

Pour le plaisir des mots... petit jeu d'écriture...


·                  quatre mots tirés au hasard dans le dictionnaire :
      inconnu – bouillonner – écrire – fou.
            quatre vers où l’on trouve à chaque fois les quatre mots.
  
Un inconnu bouillonnait.
Il ne voyait pas pourquoi
ce fou d’écriture
était là.

                Un inconnu, un fou
                dans une pièce écrivaient.       
                Ils bouillonnaient d’impatience 
                et se demandaient quand cela arriverait.
 
                    L’inconnu, loin d’attendre
                    se mit à écrire sur le sol.
                    Le fou, le voyant,
                    bouillonnait.
 
                            Un inconnu, un fou
                            se mirent ensemble
                            pour dessiner un bouillonnement
                            de poésies, pour le plaisir d’écrire.