Joëlle Lartelier, autrice & conteuse Le plaisir de partager des histoires, d'éveiller l'imaginaire et d'émerveiller petits et grands : la magie du moment.
dimanche 15 novembre 2020
mercredi 11 novembre 2020
Une semaine dédiée à l'écriture... Pantoum d'explication !
Un pantoum est un poème malais composé de 20 vers,
dont plusieurs se répètent.
Le congé montrait le bout de son nez.
Les pages blanches, curieuses, s’impatientaient.
Le roman piaffait dans la farde aux œillets.
La Toussaint, jour de novembre endeuillé,
sous le soleil éclatant comptait les mots.
Les pages blanches, curieuses, s’impatientaient.
Le Bic bleu dessinait en courant de grandes lettres.
La Toussaint, jour de novembre endeuillé,
sous le soleil éclatant comptait les mots.
Les phrases annonçaient la naissance d’un bison à
trois pattes.
Le Bic bleu dessinait en courant de grandes lettres.
Les pages bleuissaient de plaisirs.
Les phrases annonçaient la naissance d’un bison à
trois pattes.
Sous les doigts de l’écrivaine, le Bic dansait.
Les pages bleuissaient de plaisirs.
De longues heures, elle restait penchée sur sa
feuille.
Sous les doigts de l’écrivaine, le Bic dansait.
Une nouvelle aventure naissait joyeusement.
De longues heures, elle restait penchée sur sa
feuille.
Le roman piaffait dans la farde aux œillets.
Une nouvelle aventure naissait joyeusement.
Le congé montrait le bout de son nez.
lundi 2 novembre 2020
Pour le plaisir des mots... petit jeu d'écriture...
inconnu – bouillonner – écrire – fou.
quatre vers où l’on trouve à chaque fois les quatre mots.
Il ne voyait pas pourquoi
ce fou d’écriture
était là.
se mit à écrire sur le sol.
Le fou, le voyant,
bouillonnait.
se mirent ensemble
pour dessiner un bouillonnement
de poésies, pour le plaisir d’écrire.
lundi 26 octobre 2020
Un Martien dans le "Royaume de Mariemont"
En ces 299 jours de l’an 2020, un Martien a fait son apparition au cœur du Royaume de Mariemont.
Cet être étrange se baladait sur les chemins enchevêtrés du domaine.
Sa tête énorme et cagoulée, son masque impressionnant par les proéminences de part et d’autre dudit visage, le regard impassible fixé sur l’horizon, il marchait d’un pas allongé et rapide s’imaginant sans doute que s’il n’avançait pas, le monde s’écroulerait autour de lui.
Il
tenait dans sa main gauche un gigantesque sac de plastique transparent tenu
ouvert par un grand cercle de mystères. À l’intérieur, se bousculaient boîtes
de conserves, papiers souillés et d’autres objets plus hétéroclites…
Dans sa
main droite, prolongeant son bras, une pince « attrape-tout »
fouettait, de droite à gauche, l’air devant lui, comme si celle-ci pouvait
sentir et deviner les particules invisibles et inconnues aux yeux de cet
étrange et mystérieux individu.
Que
cherchait il exactement ?
Mounia, ma chienne, revint sur ses pas, tourna autour de moi comme à chaque fois qu’une silhouette obscure montre le bout de son nez. Nous nous sommes arrêtées.
Nous avons regardé cette apparition inhabituelle dans cet environnement automnale. Et, la pluie s’est mise à tomber.
L’« homme »
disparut comme il était venu.
Où était-il ?
Où allait-il ?
Mais si un jour vous croisez dans le « Royaume de
Mariemont » cet être étrange et mystérieux, demandez lui d’où il vient,
peut-être qu’il aura la solution pour nous sauver de ces mauvais moments que
nous passons sur Terre… qui sait… !
lundi 19 octobre 2020
Promenons-nous dans la forêt de Bon-Secours
Avec les treize et tout à son aise :
La chenille de la Pudibonde se traînait sur une branche.
Elle défilait, lentement, montrant
À regret, nous l'avons laissée, entourée de faînes
lundi 12 octobre 2020
Le jour passe, la vie s'écoule, et cependant le fou se réjouit de l'approche du jour de fête
De la sorcière à l’ogresse,
du troll aux autres personnages,
les histoires sans âge,
n’étaient point sombres.
Elles se passaient dans l’ombre,
des classes sans tapage,
ou des salles sans truquage
avec pour tout bagage :
des enfants assis confortablement.
À l’aide de mon shaker,
je les saupoudrais de devinettes,
de chants, de sarabandes…
en guise de châtiment.
dimanche 4 octobre 2020
Après six longs mois sans rencontres scolaires...
J’ai eu le grand et heureux privilège de reprendre les « Ateliers Conte & Écriture » au sein des écoles :
retrouver ces professeurs dynamiques et ces enfants, qui d’année en année, me reconnaissent et « sautent de joie » en m’apercevant dans la cour de récréation,
écouter leurs phrases où chaque mot a son pesant d’imagination,
écouter leurs phrases où le rythme des mots rebondit
en vire-langue,
écouter les phrases les plus saugrenues mais qui apportent leur lot de sourires bienveillants, m’ont déposé un baume bienfaisant sur cette longue solitude due à l’épidémie.
J’ai eu le grand et heureux privilège que mon spectacle La Mi Mo, d’après des poèmes de Maurice Carême, renaisse, grâce au Centre Culturel du Sablon (Carnières-Morlanwelz), auprès des jeunes enfants des classes maternelles de l’entité morlanwézienne.
C’est avec un grand bonheur que j’ai pu voir tous ces sourires, découvrir toutes ces réponses surprenantes aux devinettes, être émerveillée par l’accompagnement de leurs chants en canon et leur écoute attentive et participative aux rythmes… mais pas que…
L’accueil et l’enthousiasme de Anne Deeren du Centre Culturel « Le Sablon »,
l’accueil et l’enthousiasme des institutrices maternelles, qui elles aussi se sont prises au jeu,
l’accueil et l’enthousiasme des enfants qui quittaient
le spectacle la mine épanouie et le visage radieux, m’ont déposé, là encore, un
baume bienfaisant sur cette longue solitude due à l’épidémie.
La semaine prochaine, d’autres enfants et d’autres institutrices découvriront d’autres facettes de mes activités…








